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24.08.2026 - Lutte contre le trafic de stupéfiants : un champ de chanvre indien détruit à Ngangam

La lutte contre la culture et le trafic de stupéfiants se poursuit dans le département de la Kadey. Ce jeudi 20 août 2026, un champ de chanvre indien a été détruit dans la localité de Ngangam, située à environ 50 kilomètres de Batouri, dans l’arrondissement de Batouri.

L’opération a été menée par les éléments de la Brigade de gendarmerie de Batouri, appuyés par ceux de la Compagnie de gendarmerie, en présence du sous-préfet de Batouri, Wenceslas Adelphe EVAGA, et de Kevin Tsoungui, Substitut du procureur près les tribunaux de Batouri.

Pour atteindre l’exploitation, les autorités et les forces de sécurité ont dû parcourir près de cinq kilomètres à travers la forêt, sous une pluie persistante. Une progression difficile, mais qui n’a pas entamé leur détermination à constater les faits et à procéder à la destruction du champ.

Un renseignement à l’origine de l’opération

L’affaire débute quelques jours plus tôt, lorsque la gendarmerie reçoit un renseignement jugé digne de foi faisant état de la culture et du trafic de chanvre indien dans la localité de Ngangam.

Le commandant de la Brigade de gendarmerie de Batouri, Mathurin Ewane, et ses hommes entreprennent alors une reconnaissance du site signalé. Les investigations permettent de localiser le champ.

Le même jour, les gendarmes interpellent à son domicile Jean Ngondjo, âgé de 24 ans, soupçonné d’être impliqué dans la culture et le trafic de chanvre indien. Il est conduit sur le site identifié lors de la reconnaissance. Cette démarche permet aux enquêteurs de confirmer l’existence de l’exploitation et le lien présumé du suspect avec celle-ci.

Mais l’opération ne s’arrête pas là. Dans le cadre du bouclage effectué au moment de l’interpellation de Jean Ngondjo, les gendarmes surprennent également, de nuit, René Belekoubo, 34 ans, en possession d’un sac contenant du cannabis. Une seconde interpellation qui vient renforcer les soupçons des enquêteurs sur l’existence d’une activité de trafic dans la localité.

Le champ identifié puis détruit

Lors de leur première intervention, les gendarmes procèdent à un défrichement partiel du champ et prélèvent des éléments susceptibles de servir de preuves pour la suite de la procédure.

Quelques jours plus tard, ce jeudi 20 août, les autorités administratives et judiciaires se rendent à leur tour sur les lieux. Le sous-préfet de Batouri et le Substitut du procureur, accompagnés des forces de gendarmerie, parcourent près de cinq kilomètres à travers la forêt pour constater officiellement l’exploitation et superviser sa destruction.

Sur place, les plants de chanvre indien encore présents sont détruits. Les éléments recueillis lors des différentes interventions sont ramenés pour contribuer à la suite de l’enquête.

Le parquet ouvre une enquête

Pour le parquet de Batouri, ces différentes interpellations et la découverte de cette exploitation nécessitent désormais des investigations plus approfondies. Une enquête a été ouverte afin de déterminer l’ampleur du trafic, d’en identifier les éventuelles ramifications et de rechercher d’autres personnes susceptibles d’y être impliquées.

Interpellé dans le cadre de cette affaire, Jean Ngondjo avait dans un premier temps nié son implication avant de finir par reconnaître les faits au cours des investigations.

La prise de Ngangam traduit une nouvelle fois la détermination des autorités administratives et judiciaires ainsi que des forces de maintien de l’ordre à lutter contre la culture et le trafic de stupéfiants dans la Kadey.

Une lutte qui se poursuit jusque dans les zones forestières les plus difficiles d’accès, avec la volonté de réduire les espaces de production et de démanteler les circuits de commercialisation des stupéfiants.

Jaril Mando 
Celcom - Commune de Batouri


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Lutte contre le trafic de stupéfiants : un champ de chanvre indien détruit à Ngangam

 
 
 
 
 
 



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